RAP : Tristes histoires et cri d’espoir : trop de victimes innocentes…

Tristes histoires et Cri d’espoir… TROP DE VICTIMES INNOCENTES !

Je me présente Nathan, 11 ans, jeune adolescent

Quelques kilos en trop et un mal-être naissant,

 Dans mon collège, tout le monde se moque de moi,

 On m’insulte, on me frappe, et tout le monde le voit,

 Mais personne ne réagit, pas même les profs,

 J’aimerais que ma douleur interne se mette sur off !

 « Bouboule », « sale gros », « l’obèse » ont remplacé mon prénom

 Ils me font faire ce qu’ils veulent, car j’ai peur de dire non…

 La colère me fait mal au ventre, mon physique les dérange !

 Plus je suis stressé, plus je dois compenser, alors je mange…

 Parfois je pense à mourir, alors que dans le fond

 Je veux juste vivre… Parfois je hausse le ton,

 Parfois je me fais mal physiquement,

 Pour avoir moins mal intérieurement,

 On est en train de me voler ma confiance,

 On est en train de me voler mon enfance,

 Je suis en échec scolaire, je ne dors plus, j’ai le teint pâle

 Entend mon cri de souffrance silencieux : j’ai mal !

Laisse-moi vivre…

Laisse-moi vivre…

 

Camarade,

 Comprends que notre différence fait notre force,

 Comprends qu’il faut à tout prix que l’on s’efforce

 De s’unir, au lieu de me faire subir, trop souvent je soupire

 Je ne veux plus souffrir, moi, rends-moi mon sourire !

 Certains mots font plus mal que des coups,

 Ce texte t’est dédié, il faut que tu m’écoutes !

 Dans mon cœur quand tu m’insultes je pleure,

 Dans la cour quand tu me frappes, j’ai peur,

 Toi et moi, on vit sur la même planète, on est pareils,

 Et au bien-être des uns et des autres il faut que l’on veille !

 Nos différences sont une richesse,

 Ne me laisse pas dans cette détresse,

 Camarade,

 Je t’en prie, laisse-moi continuer à rêver, je veux juste vivre,

 La jeunesse devant moi, mais d’incompréhensions je suis ivre !

 Désormais Tolérance, Respect, et Entraide seront nos mots d’ordre

 Camarade, apprenons à vivre ensemble, je ne demande rien d’autre.

 

Moi, je m’appelle Maxime, je vais bientôt avoir 14 ans,

 Et à ce qu’il paraît, je suis un gosse dit « trop intelligent »…

 Franchement, je ne pensais pas que c’était possible,

 Ni qu’à cause de cela un jour je serais pris pour cible…

 Je pose toujours plein de questions, et ça énerve les autres

 Les profs ne m’apprécient pas, pourtant ce n’est pas de ma faute !

 En classe, je m’ennuie, tout est trop facile pour moi,

 J’ai tellement de choses dans la tête,

 Que parfois je bégaie, et tout le monde se fiche de moi !

 Cela me rend triste, j’ai peu d’amis,

 Parfois le sentiment de perdre ma vie !

 Leur violence me dépasse,

 Qu’ai-je fait pour mériter ça,

 Je ne comprends pas ce qui se passe !

 Ce soir, en sortant du collège, je me suis encore fait tabasser,

 Ce monde est trop injuste, je n’en peux plus, là, j’en ai assez !

 Je voudrais dénoncer mais j’ai peur que ce soit pire

 Si cela continue, promis, juré, demain je me tire…

 Si je fugue, peut-être qu’ils comprendront enfin !

 Tout, sauf revivre à l’infini ce cauchemar sans fin…

 

Camarade,

 Comprends que notre différence fait notre force,

 Comprends qu’il faut à tout prix que l’on s’efforce

 De s’unir, au lieu de me faire subir, trop souvent je soupire

 Je ne veux plus souffrir, moi, rends-moi mon sourire !

 Certains mots font plus mal que des coups,

 Ce texte t’est dédié, il faut que tu m’écoutes !

 Dans mon cœur quand tu m’insultes je pleure,

 Dans la cour quand tu me frappes, j’ai peur,

 Toi et moi, on vit sur la même planète, on est pareils,

 Et au bien-être des uns et des autres il faut que l’on veille !

 Nos différences sont une richesse,

 Ne me laisse pas dans cette détresse,

 Camarade,

 Je t’en prie, laisse-moi continuer à rêver, je veux juste vivre,

La jeunesse devant moi, mais d’incompréhensions je suis ivre !

 Désormais Tolérance, Respect, et Entraide seront nos mots d’ordre

 Camarade, apprenons à vivre ensemble, je ne demande rien d’autre.

 

Salut, moi, c’est Kévin, la rage au bide

23 ans d’existence, et dans ma tête : le vide !

Victime de harcèlement au lycée,

De tout le monde je fus la risée,

Un gars gentil, sérieux, mais rien à faire de la mode,

Avec les autres, pas les mêmes codes !

Alors on m’a exclu, j’étais toujours tout seul,

Et les autres se fichaient de ma gueule,

En permanence,

Ma peine était immense !

Bien vite,

Le regard de l’autre m’est devenu insupportable,

Phobie sociale, phobie scolaire, épouvantable !

Déscolarisé, j’ai passé le bac par correspondance,

Avec une certitude : surtout ne pas dire ce qu’on pense !

Pour oublier ma solitude, je me suis mis à boire,

Bouteilles après bouteilles, je me suis fait avoir…

Cette saloperie de dépendance a fait de moi un esclave,

Je préfère encore mourir, une balle dans la tête : pas grave…

[…]

Hello, bon, maintenant, c’est à nous de prendre la parole,

Car dans tout cela sans doute que l’on joue le plus grand rôle…

Nous sommes ceux qui voient précisément ce qui se passe autour de nous,

Nous qui, par peur de devenir à notre tour victimes, préférons rire de tout,

Même quand ce n’est pas drôle, on se marre,

Car, comprenez : personne n’est à l’abri d’une tare…

Si ce n’est pas lui, ce sera l’un des nôtres,

Alors on préfère ne rien dire,

Après tout, eh, ce n’est pas de notre faute !

Vous savez, c’est difficile,

On se tait parce qu’on a peur,

Pourtant on n’est pas insensibles,

On se dit : et si un jour il meurt ?

Parfois on se demande pourquoi souvent les profs ne réagissent pas,

C’est fou, parfois ils rigolent aussi : ils flippent comme nous ou quoi ?

Et si un jour ils finissent par le tuer, si jamais tout va trop loin,

Si une fois au mauvais endroit il se prend un coup de poing ?

On sera tous coupables par notre silence, c’est ce que je pense, tu vois,

Pour sa famille, ses proches, c’est évident, personne ne le remplacera !

Dans le fond de notre classe, une chaise vide…

On demandera à revenir en arrière, viiiiite !!!

Non, on pourra pleurer toutes les larmes de notre corps de n’avoir rien dit,

Rien fait, en fait, ça ne changera rien, car la réalité sera là,

Gravée dans la roche, vous avez compris : à tout jamais notre camarade est parti…

 

Camarade, on s’excuse de ne pas réagir quand tu te fais frapper,

Quand ceux qui nous font peur te malmènent et t’en font baver,

On rigole alors que dans le fond ça ne nous fait pas rire,

On se tait alors que dans le fond on voudrait tout dire,

Mais tu comprends, si ce n’est plus toi, ce sera moi, elle, ou lui,

Alors on se dit que les gouttes sur tes joues sont juste dues à la pluie…

On sait bien que ce n’est pas vrai,

Mais tu sais : la réalité nous effraie…

Des adultes devraient prendre ta défense, ils savent !

Pourquoi ne le font-il pas, camarade ? C’est graaave !

On s’excuse pour nos silences, pour notre passivité,

Suivre le mouvement, c’est vrai, on aurait pu éviter !

On aurait pu prendre ta défense,

On aurait dû prendre ta défense,

Dénoncer ce que tu subissais, c’est ça la solidarité,

Si l’union fait la force, ici la tolérance est dépitée !

Camarade, on ne te reverra jamais, personne ne te fera revenir,

Mais sache que entraide et union seront nos mots d’ordre à l’avenir…

 

Bonjour, professeurs un jour, professeurs tous les jours,

Nous tâchons de tout maîtriser du haut de notre Tour

Pourtant il faut l’avouer : souvent face à ces appels au secours,

Souvent silencieux, la plupart du temps nous restons sourds…

On ne voit pas tout, certes, mais parfois on voit,

Et on voudrait réagir, mais c’est dur : on fait quoi ?

Pas envie de se mettre toute une classe à dos,

Et puis, ben, c’est la vie, des histoires d’ados !

On se dit qu’ils sont grands, ils peuvent bien se débrouiller seuls,

Un jour, j’ai voulu intervenir, le persécuteur m’a dit : « ta gueule ! »

On ne va quand même pas mettre notre vie en danger,

Pour un gamin étrange qui sait à peine parler le français !

Il faut bien qu’il apprenne à se défendre,

Et puis ses cours il a qu’à les apprendre !

Comprenez, on ne peut pas s’occuper de tous les « cas sociaux »,

Même si c’est vrai que du coup ici la violence on la cautionne…

La prochaine fois, nous serons plus vigilants, plus humains, car

Quand devant nous du dernier étage il s’est jeté par la fenêtre

Après avoir demandé innocemment : j’ai quoi à perdre ?

Nous avons compris que nous n’avions pas été à la hauteur, mais…

Pour lui, c’était trop tard…

 

Collègues,

Pourquoi attendre à chaque fois un drame de plus pour se remettre en question

Pourquoi est-ce que c’est toujours la même rengaine qu’il faut que nous testions ?

Collègues, je vous en prie, redevenons humains, réagissons !

Trop de victimes innocentes ont bêtement perdu la vie,

Rappelez-vous bien de ce pauvre gosse étalé sur le parvis…

Ils ont confiance en nous, soyons à la hauteur de leur espérance,

Dans un collège, lycée, intolérable de voir un gamin en errance !

Si c’est le cas, c’est qu’on ne joue pas notre rôle, encore !

Car se contenter de faire les cours ne suffit pas, d’accord ?

Les jeunes doivent se sentir dans un climat serein et sécurisé

Car à quoi bon apprendre un cours si de tous on est la risée,

Et qu’on a qu’une envie : se suicider ?

Collègues, cessons d’attendre le drame de plus, des gosses martyrs,

Aujourd’hui, sur de nouvelles bases, humaines, on doit repartir !